mardi 10 juin 2014

IL Y A 60 ANS, L’INQUIÉTUDE ÉCONOMIQUE.



 
La ligne blanche demandée...
Le 13 juin 1954, les 13 chambres de commerce de la région RICHELIEU-LAC CHAMPLAIN tiennent leur congrès annuel à Napierville.

C’est une première, car la chambre de commerce de Napierville venait à peine de se constituer.

Malgré cette prime jeunesse, la réunion est menée rondement.

Après un discours d’accueil du maire Henri Grégoire, ravi de recevoir les congressistes dans son petit village, les membres discutent de la question de l’heure : la canalisation du Richelieu.

Les hommes d’affaires se doutent en effet que ces grands travaux modifieront radicalement l’orientation économique de la région.

Ils décident donc de réclamer, comme le faisait déjà la chambre de commerce de Saint-Jean, une enquête économique approfondie sur la Vallée du Richelieu.

Comme un complément à cette requête, les congressistes entendent ensuite la conférence du célèbre économiste François-Albert Anger qui s’est déplacé spécialement pour les inciter à s’intéresser de plus en plus à la grande industrie.

Puis, plus terre à terre, ils demandent au ministère de la Voirie de tracer des lignes blanches au milieu des routes pour faciliter la circulation…

dimanche 1 juin 2014

LES FILLES DU ROY ACCUEILLIES CHEZ NOUS : UN GRAND SUCCÈS.






C’est une salle archicomble, où figurait notamment le député fédéral Tarik Brahmi, qui a accueilli à Saint-Jean deux descendantes des Filles du Roy, deux descendantes aux profondes racines à Saint-Cyprien-de-Napierville et sa région.

Danielle Pinsonneault a organisé l’an dernier la reconstitution du premier arrivage de ces dames à Québec en 1663, un voyage aussi mémorable qu’épique.

Avec sa sœur Maryse et 34 autres compagnes, elle a refait la traversée atlantique en voilier pour commémorer cet important 350e anniversaire.

Les deux sœurs Pinsonneault nous ont présenté deux conférences fort prenantes, de même qu’un film, pour nous démontrer que contrairement à la rumeur populaire, ces Filles du Roy n’étaient pas du tout des filles de joie, mais d’honnêtes citoyennes ayant profité des subventions royales pour venir coloniser l’Amérique et y peupler un pays.

Cette reconstitution a été rendue possible par la Société d’histoire des filles du roy, laquelle tient un site internet à l’adresse suivante : www.lesfillesduroy-quebec.org

C’est évidemment le site idéal à consulter pour connaître les plus récentes découvertes concernant ces femmes qui ont enfanté notre nation.



mardi 20 mai 2014

LES FILLES DU ROY CHEZ NOUS

À NE PAS RATER

BRUNCH-CONFÉRENCE 
SUR 
LES FILLES DU ROY.


NOS CONFÉRENCIÈRES :
Danielle et Maryse Pinsonneault


Danielle est vice-présidente de la Société d’histoire des Filles du Roy.

Toutes deux ont participé à la reconstitution mémorielle de l’arrivée du premier contingent à Québec.

Elles vont nous faire revivre - par le cinéma - toute l'aventure des 36 premières filles du Roy venues engendrer notre nation.

 AUBERGE DES GOUVERNEURS
DE SAINT-JEAN-sur-RICHELIEU

1er Juin 2014
à Midi

Coût : 30$

On peut se procurer les billets à la
SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DU HAUT-RICHELIEU
203, rue Jacques-Cartier Nord.
(450) 358-5220

mardi 6 mai 2014

UN CANAL SOUS LE BOULEVARD DU SÉMINAIRE





La grande crise économique de 1873 a secoué et miné  l'économie mondiale durant une trentaine d'années.
Au début du 20e siècle, Saint-Jean commence à peine à sortir de la longue période de léthargie créée par la crise économique mondiale de 1873.



Édiles municipaux et hommes d’affaires se retroussent les manches pour redonner son dynamisme perdu à leur ville.


Le 6 mai 1904, le Canada Français estime que le moment est venu de penser grand et de préparer l’avenir en engageant de vastes travaux.

Dans un éditorial intitulé «Un projet qui mérite d'être étudié», le journal propose ce que, de nos jours, nous appelons un «geste fort».

Plus précisément, il s’agirait de creuser un canal entre l’extrémité sud-est de la ville et un égout à ciel ouvert appelé pompeusement le ruisseau Jackwood (ancien ruisseau Jourdonnais, nom d’un pionnier installé à Saint-Jean en 1753).

L’éditorialiste, anonyme, estime que ces travaux, qui s'étendraient sur une distance de 25 arpents, pourraient être promptement réalisés  en cette « terre molle et facile à manipuler ».

Tout cela ne servirait pas seulement à assainir les eaux salies du ruisseau, mais permettrait aux navires de livrer directement leurs marchandises aux nombreux commerçants installés à proximité.

Comme c’est souvent le cas en ces matières, la patience est de mise, car le canal ne sera creusé qu’en 1931, 27 ans plus tard.


Mais ce ne sera pas pour servir à la navigation puisqu’il cédera la place au boulevard du Séminaire (qui ne sera baptisé ainsi qu’en 1942) et à la rue Loyola...


mardi 29 avril 2014

L’HEURE LÉGALE




Le Québec a longtemps laissé la plus haute fantaisie s’installer en matière de détermination de l’heure légale.

Divers décrets et diverses lois ont été adoptés au fil du temps, mais en général ces efforts législatifs ont plutôt compliqué les choses.

Dès la fin du 19e siècle, l’habitude s’est prise de diviser le territoire du Québec en deux zones horaires de part et d’autre du 68e degré de longitude ouest. 



À l’est de cette ligne, on appliquait l’heure normale de l’Atlantique tandis qu’à l’ouest on appliquait l’heure normale de l’Est...


Aucune loi n’imposait cette division, mais cela allait à peu près pour l’heure normale.

En revanche, l’habitude s’était aussi prise d’avancer l’heure durant certaines périodes de l’année, en principe pour des raisons d’économie, et c’est en ce domaine qu’une belle anarchie a régné.

C’est ainsi que dans les années 1930, ce sont les municipalités qui décident quand commence et quand finit la saison de l’heure avancée.


Dans le Canada Français du 19 avril 1934, la « Cité de Saint-Jean, Qué. » annonce que, dans son territoire, l’heure sera avancée à compter du 29 avril courant et reviendra à la normale le 30 septembre suivant.

Il est à noter que le changement d’heure prend effet à minuit et une minute le dimanche – et non le samedi comme de nos jours.

Il est à noter aussi que les dates de changement d’heure n’étaient pas les mêmes dans toutes les villes et villages, ce qui entraînait de la confusion et nombre de contestations.

Durant la 2e guerre mondiale, Ottawa allégua la loi martiale pour imposer un régime horaire uniformisé pour tout le Canada, mais se désintéressa de la chose, la paix revenue.

La question revient à l’avant scène au Québec lorsque le gouvernement Lesage se dépêche d’adopter la «Loi sur le temps réglementaire», avant qu’Ottawa adopte sa propre loi.

Par un amendement adopté en 1969, Québec choisit désormais le 63e degré de longitude ouest  plutôt que le 68e comme méridien de référence.

La question de l’heure a connu d’autres avatars jusqu’en 2006, année d’adoption de la « Loi sur le temps légal (L.Q. 2006, c. 39) », loi qui nous régit présentement.


Cette loi a été adoptée pour aligner notre régime horaire sur celui des États-Unis.

Dorénavant, la période de l’heure avancée débute le 2e dimanche de mars et se termine le 1er dimanche de novembre.

Par ailleurs, la loi ne se réfère plus au « temps moyen de Greenwich », mais plutôt au Temps Universel Coordonné (TUC), c’est-à-dire le temps tenu par un réseau international d’horloges atomiques dont la fiabilité ne se discute plus.