Le Canada a toujours été, dès son origine, un lieu hostile au fait
canadien-français et le maintien d’une réalité francophone y a toujours
nécessité des prodiges d’énergie et d’inventivité.
Au milieu du siècle dernier, c’est particulièrement vrai dans l’Alberta
d’Ernest Manning.
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Père Jean Patroine (source : ACFA) |
Heureusement, l'ACFA (Association canadienne-française d’Alberta) veille au grain
et son nouveau président, le père oblat Jean Patoine ne manque pas
d’initiative.
En 1953, il décide de faire appel aux municipalités québécoises auxquelles
il demande un appui financier pour organiser un concours de français destiné à
stimuler l’amour de leur langue et de leur culture chez les jeunes.
Or, le père Patoine a été ordonné prêtre en 1939 à… Richelieu.
C’est dire qu’il connaît bien notre région et c’est ainsi qu’il a adressé
sa demande d’aide notamment à la ville d’Iberville.
Mauvais calcul : à la séance régulière du conseil municipal du 7 avril 1953
– séance présidée par le maire Yvon Thuot – les élus se contentent de lire la
requête et décident de ne rien décider.
Canada français, 23 avril 1953 |
Ils choisissent en effet de laisser la lettre sur la table, ce qui veut
dire qu’elle ne recevra aucune suite – pas même une réponse.
Belle démonstration de solidarité.