L’heure est grave à
Saint-Jean et Iberville, en ce début d’année 1913.
Une épidémie de
nature mal définie, mais qui semble très contagieuse, sévit dans la région.
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Pustules de varicelle. Source : Wikipédia |
Parfois on parle de
variole et parfois de picote (qui désigne en fait la varicelle).
Mais la situation
semble assez alarmante pour justifier des mesures énergiques.
Ainsi, la compagnie
Singer a imposé la vaccination obligatoire à tous ses employés.
Par ailleurs, à une
réunion du Conseil municipal spécialement convoquée par le maire A. F. Gervais,
il a été décidé de décréter la vaccination obligatoire pour tous les citoyens.
Mais, devant l’impopularité
prévisible de cette mesure, l’entrée en vigueur du règlement est suspendue : le règlement ne s’appliquera que si la
situation empire gravement…
En attendant, le
service municipal d’hygiène, dirigé par le docteur N. A. Sabourin, qui est
également échevin, prend l’initiative d’isoler les familles atteintes et de
placarder leurs maisons.
Rapidement, la
situation est maîtrisée. On note encore
quelques sursauts, mais dès le mois de février on considère que l’épidémie est
terminée.
Et, pour faire bonne
mesure, on ne manque pas de signaler que cette flambée a été provoquée par l’arrivée
à Saint-Jean de quelqu’un venant de Montréal….